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Les ateliers auront maintenant lieu les vendredis

Le prochain atelier du 22 mai aura pour thème :

Développement & éveil psychomoteur

 

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Conseils

Les signes d'un développement harmonieux

Certains signes permettent de mieux évaluer le bon développement psychomoteur d’un bébé, considérer uniquement l'âge de l'enfant serait
une erreur :

  • Le plaisir dans l'activité : la curiosité, l'envie d'explorer est le moteur
    du développement. Il est également important que bébé ait du plaisir à découvrir, que ceci soit encouragé, et que l'expérience soit positive pour créer un cercle vertueux. Un bébé actif
    est un bébé éveillé.

  • La qualité des mouvements : fluides et symétriques, bébé doit aussi bien le faire des deux côtés. Ni gaucher ni droitier, la préférence s'installera progressivement avec le temps et l'expérience entre 3 et
    6 ans. Saviez-vous qu'il existait aussi une préférence pour l'œil et le pied? 

  • Une progression régulière : bébé explore différentes possibilités motrices puis sélectionne la technique la plus efficace pour lui (peu d'efforts et de temps), renforçant cette voie neuronale. Il consolide ainsi chaque acquisition avant la suivante. 

Quand consulter un professionnel ?

Certains signes méritent une consultation médicale, sans pour autant constituer à eux seuls un problème :

  • Une asymétrie dans les mouvements (tourne la tête ou se retourne que d'un côté, quatre patte avec une jambe fléchie)

  • Un manque de variété dans les positions (s'assoit toujours de la même manière)

  • Un inconfort manifeste dans certaines positions (n'aime pas être sur
    le ventre, est bloqué assis)

  • Un arrêt prolongé du développement, sans nouvelle acquisition

  • Une régression, une perte d'acquisition

  • Un tonus trop faible (semble mou) ou trop important, un bébé tendu (poings serrés, jambes tendues)

  • Une passivité, un manque de mouvement, d'intérêt

Petit précis sur la "Motricité libre" 

Ce concept repose sur le fait que l'enfant se développe seul (sans intervention de l'adulte) s'il est dans un environnement sécurisant et stimulant. Mais cela ne signifie pas qu'il faille laisser le bébé explorer seul, sans règle, ni contrainte. L’adulte doit donc créer des conditions favorisant un bon éveil pour que le bébé vive des stimulations variées, manipulant et essayant sous son regard. Le bébé né avec des vulnérabilités a encore plus besoin de préconisations. Cela inclut de :

  • proposer des positions mais sans le laisser dans une position inconfortable, qu’il
    ne maîtrise pas,
  • prêter attention aux vêtements dans les phases d'éveil et d'acquisition de mouvements (ramper, faire du 4 pattes, marcher), 
  • prêter attention au matériel de puériculture et aux jeux dit "d'éveil". Ce n’est pas tant l’outil qui est un problème en soit mais ce qu’on en fait et combien de temps. Ainsi, limiter le temps sous l'arche, siège-auto, transat ou cocoonababy est nécessaire afin de limiter l'impact des déformations crâniennes, sur la motricité, la vision, etc...

Attention aussi à ceux qui prônent la "sécurité" de votre bébé au détriment de sa motricité et des réactions qu'il doit apprendre pour garantir lui-même sa sécurité (flotteur piscine, baby spa, harnais de marche, youpala, jumpeur, coussin d’assise, coussin anti chute, portage non physiologique).


La motricité fine

Comme la motricité globale, la motricité fine se construit progressivement de la naissance vers 8 ans, et notamment les
4 premières années :

  • Réflexes archaïques (le grasping)
  • Stabilité des muscles oculaires (pour fixer)
  • Contrôle de la tête (tenir, incliner)
  • Contrôle de la posture (maintenir son axe)
  • Dissociation des ceintures (les épaules / le bassin)
  • Stabilité de l'épaule (première articulation sollicité) 
  • Dissociation et intégration gauche/droite
  • Dissociation du bras (porter, renverser par exemple)
  • Dissociation de la main (visser dévisser par exemple)
  • Dissociation des doigts (et notamment les trois premiers)
  • Dextérité des trois premiers doigts (pincer, tenir un objet fin)
  • Utiliser d'une multitude d'objets du quotidien (habillage, repas, école, etc...), développant force, finesse, et vitesse. 

La croissance et la "plasticité" du cerveau 

Dès le début de la vie intra-utérine, le cerveau est en pleine croissante au niveau des connexions des neurones, multipliant celles-ci et créant de nouveaux neurones selon les expériences rencontrées. Cette croissance est particulièrement importante les dix premières années de la vie.  

En même temps survient un phénomène appelé "élagage synaptique", consistant à couper des connexions inutilisées pour en favoriser d'autres. Une spécialisation du cerveau. 

La "plasticité cérébrale" est cette capacité du cerveau à se modifier et à remodeler les liens entre les neurones pour développer de nouvelles compétences.

C'est pour cette raison que l'alerte et l'intervention précoce est
si importante au niveau du développement. Attendre "pour voir si ça passe" peut signifier laisser certaines connexions insuffisamment activées pour être conservées, au moment où le cerveau est le plus réceptif. Prévenir tôt c'est donner toutes les chances au cerveau de construire les bonnes connexions. 

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